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Haiti-Insécurité : l'administration américaine fait pression pour que l'ONU sanctionne les chefs de gangs haïtiens

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L’adminstration américaine dirigée par le président Joe Robinette Biden se préparent à faire circuler une résolution au Conseil de sécurité des Nations Unies lundi prochain, la dite résolution établirait un nouveau cadre pour sanctionner les chefs de gangs qui terrorisent la population haïtienne selon ce qu’a fait savoir un haut responsable américain à journal Miami Herald.

Dans un article publié ce vendredi 23 septembre 2022, le Miami Herald, citant le Secrétaire d'État adjoint aux affaires de l'hémisphère occidental Brian A. Nichols, a révélé que l'administration américaine fait pression pour que l'ONU sanctionne sévèrement les chef de gangs haïtiens et ne retire pas la possibilité d’une l'intervention internationale de la table alors que le pays est en proie  à une crise chaotique.

Dans une interview au journal Miami Hérald, le haut responsable du département d’État américain, Brian A. Nichols a déclaré dans que les dirigeants de gangs « qui alimentent la pire crise sécuritaire en Haïti depuis des décennies sont dans le collimateur (de l’Adminstration américaine) et que leurs actions pour déstabiliser Haïti seront punis par des sanctions internationales en matière de voyages et de finances ».


Selon cet article, l’administration Biden espère une adoption rapide de la résolution dans les prochains jours.

« La résolution créera un cadre des Nations Unies pour imposer des sanctions aux chefs de gangs et à ceux qui soutiennent, facilitent et financent leurs activités. Ces sanctions cibleraient leurs ressources financières et leur capacité à voyager » a déclaré Nichols.

Soulignons que n'est pas la première fois que des sanctions sont mises en place à l'égard de chefs de gangs haïtiens.

En janvier 2021, le département du Trésor des États-Unis a sanctionné le chef de gang du G9, Jimmy Cherizier au même moment que deux anciens membres du gouvernement de Jovenel Moïse pour leur implication dans le massacre de 2018 dans le quartier de La Saline à Port-au-Prince qui a fait des dizaines de morts.

« Malgré les sanctions, et malgré les massacres largement condamnés par le Conseil de sécurité des Nations Unies, Cherizier continue de errer librement, resserrant son emprise sur la capitale grâce à sa coalition lourdement armée connue sous le nom de G-9 Families and Allies » souligne le Miami Herald.


Nichols a déclaré que les États-Unis aimeraient que la résolution inclue des sanctions contre ceux qui fourniraient des armes illicites aux gangs en Haïti, mais a noté que la résolution n'avait pas encore été distribuée parmi les membres du Conseil de sécurité.


« Je pense que c'est aussi une étape très importante. Cependant, rien dans la résolution ne devrait empêcher le transfert légitime d'armes aux forces de sécurité gouvernementales d'Haïti » a-t-il déclaré. 

« Nous contrôlons déjà soigneusement les licences de vente d'armes en Haïti. Le défi consiste à suivre la contrebande illicite d'armes vers des gangs et d'autres personnes illicites » a-t-il ajouté soulignant que « la menace de sanctions au cours des derniers jours a eu un effet calmant sur la situation sur le terrain en Haïti » bien que les détails de la résolution potentielle n'aient pas encore été rendus publics. 


« Je pense que le passage d'une résolution et la création d'un cadre continueront cet effet calmant. Jusqu'à ce que des personnes spécifiques soient renvoyées à un comité de sanctions, puis sanctionnées à l'échelle internationale, c'est à ce moment-là que vous verrez la nature transformatrice de cela. Je ne pense donc pas qu'il soit suffisant d'avoir le simple cadre. Nous devons désigner des personnes spécifiques » a poursuivi Brian A. Nichols.

 

 

Par: Kervens Adam PAUL avec Miami Herald

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